DEUX BRAS


L'ENTRÉE MAFATE PAR LA RIVIÈRE-DES-GALETS 



Comment j'y vais ?

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Où me mène cette porte ?

Vous aurez accès aux ilets suivants : Aurère - Ilet à Malheur - Ilet à Bourse - Grand-Place



Dans un prolongement de la crête d’Aurère, au pied du Piton Cabris qui le domine de ses 1441 m, l’Ilet d’Aurère (930 m) fut découvert par Nicolas Lemarchand qui chassait le cabri marron. Remontant la Rivière-des-Galets puis le Bras de Sainte-Suzanne, il déboucha sur un plateau qui l’enchanta.

Ayant surpris un noir marron qui vivait là, il lui demandait le nom du lieu : «Orera» répondit l’homme, ce qui en dialecte africain voulait dire «bonne terre». Lemarchand demanda et obtint la concession de cette bonne terre qui devint Orère et se transforma avec le temps en Aurère dans les registres.
 

La maison forestière y est installée depuis 1956. L’un des premiers forestiers, aimait l’îlet. A la veillée, il évoquait les légendes des marrons qui y vécurent au XVIIIe siècle, le couple Marianne et Cimendef, le sorcier Mafat, pourchassés par Mussard ou Bronchard. Il racontait aussi les chasses aux « cabris marrons » à travers le cirque.

Sur cette terre épuisée, on a mis de l’engrais, reboisé en acacias, filaos et cryptomérias. Après l’installation de citernes, l’eau canalisée a permis de cultiver maïs et lentilles ou géranium. Des plants de café, bibasses, pamplemousses et oranges y poussent toujours.

Une école dispensent les cours aux enfants de cet Ilet.
La messe, elle, est célébrée à l’îlet à Malheur car Aurère ne possède pas d'église.
Vous trouverez une petite épicerie à Aurère.



Aujourd’hui cinq gîtes ont vu le jour, ainsi qu'un camping.




Ce nom sinistre lui a été attribué à cause d’un affrontement particulièrement sanglant qui eut lieu là, en 1829 entre les détachements commandés par Guichard et une quarantaine de noirs marrons.

Inclus lui aussi dans la concession de Lemarchand, il connut à peu près la même évolution qu’Aurère dont il n’est séparé que par la profonde ravine Bémale ; mais il ne fut jamais complètement abandonné. L’irrigation des terres commencées dès 1965 permet une douzaine de famille de se maintenir. C’est pendant la période de prospérité des années 1930/45 grâce à la culture de géranium que l’on édifia la jolie petite chapelle en bardeaux. La vieille école, malmenée par le cyclone Jenny de 1962 a été rebâtie en 1969 et agrandie en 1984/85. Elle a été restaurée en 2014 avec un préau.
 


Trois gîtes y sont installés ainsi qu’une boutique bien achalandée qui fait aussi office de bar et 1 camping


 


Le point d’eau se trouve derrière la cantine scolaire.

 



Ni la vertigineuse escalade de la Grande Ravine qui le sépare de l’Ilet à Malheur ni le raidillon du plateau d’Aurère n’effraye les familles de l’Ilet à Bourses qui à l’époque faisaient leurs provisions à la coopérative d’Aurère. Complètement déserté après le cyclone de 1948, l’îlet ne reprit vie que tardivement, après le rachat par l’ONF de ce dernier morceau de la concession Le Marchand. Les travaux d’irrigation ne débutèrent qu’en 1969 et l’école date de 1979. 



Les points d’eau se trouvent près de la cantine scolaire ou proche du gîte de M. Thomas Christophe.


 



L'ilet regroupe trois unités bien distinctes, situées à différents étages et dominées par un pic pointu, le Piton des Calumets :


Elles sont accrochées comme des nids d’aigle au rempart de La Rivière des Galets.

Sur un replat de la Rivière des Galets, Grand’Place Cayenne est à l’altitude plus basse, 530 m.
Les cases regroupées de part et d’autre d’une allée centrale lui donne une allure de petit village. 


Cet ilet comporte 4 gîtes à Grand-Place les Hauts,
1 gîte à Grand-Place Cayenne
et 1 camping à Grand Place Cayenne