SAINT-LEU, Le « Kartié 3 Lèt »
Saint-Leu est une ville principalement de bord de mer. C’est une ville réputée et idéale pour les sauts des parapentistes et la plongée sous-marine.

Saint-Leu est une ville principalement de bord de mer. C’est une ville réputée et idéale pour les sauts des parapentistes et la plongée sous-marine.

 

La ville tient son nom d’un certain Sieur Laleu. Durant des decennies, cet endroit s’est aussi fait appelé « Boucan Laleu » ou « Repos Laleu ». C’est seulement en 1776, qu’elle sera nommée définitivement Saint-Leu.
Pour les réunionnais, on l’appelle aussi « Kartié 3 lèt ».

 

UN PEU D'HISTOIRE

 

Longtemps appelé Boucan Laleu ou Repos Laleu, du nom de son premier résident, cette région de l’île a été progressivement peuplée au cours du 18ème siècle, dans le mouvement d’expansion de la culture du café et des épices. Le territoire devient paroisse en 1776 sous le nom de Saint-Leu, puis classé en commune en 1790.

 

Réputée durant le 18ème siècle pour l’importance et la qualité de sa production de café et de bœufs, la commune connaît une certaine prospérité et abrite un nombre élevé d’esclaves. Saint Leu reste dans l’histoire réunionnaise comme le lieu de la seule révolte notable d’esclaves en 1811.

 

L’importance de la production de café explique que Saint-Leu ne participe pas immédiatement, au début du 19ème siècle, à l’essor de la canne et du sucre. Toutefois, ici comme ailleurs, l’économie de plantation cannière supplante totalement, dans la décennie 1840-1850, celle reposant sur les épices et le café, dont il ne reste aujourd’hui pratiquement que le souvenir.

 

Pendant les deux premiers siècles de l’installation des habitants, Saint-Leu a vu apparaître plusieurs infrastructures dont l’église de la Salette (construite en 1859), qui abrite un événement annuel (entre le 15 et le 24 septembre), en l’honneur de Notre-Dame de la Salette.

 

Après l’abolition de l’esclavage en 1848, l’activité économique et sociale de Saint-Leu se stabilise et s’organise en fonction du relief et de l’étagement climatique:
La bande littorale offre quelques ressources de la mer : La petite pêche à partir de l’abri du lagon, la chaux tirée des blocs de coraux, les salines de la Pointe au Sel. Elle permet surtout, dans la baie, le transbordement des marchandises et denrées, importées ou exportées, entre des navires sur ancres et la côte, grâce à des rotations de chaloupes.

 

Vers 1880, la modernisation des transports produit ses effets à la Réunion. Avec le creusement d’un port en eaux profondes à la Pointe des Galets et l’installation d’une voie ferrée littorale allant de Saint-Benoît à Saint-Pierre, la gare de Saint-Leu va rendre obsolètes les chargements de sucre et les déchargements de marchandises par chaloupes.

 

L’abandon du transport ferroviaire (à voie étroite ou ti’train) puis la fermeture en 1978 de la dernière usine sucrière locale (Stella Matutina) vont plonger les Bas de Saint Leu dans une certaine langueur, très perceptible à la fin des années 70.
Ce sont la transformation des modes de vie et le développement de l’activité touristique qui vont contribuer au réveil du centre ville : l’attrait d’une baie plaisante et le charme d’une agglomération peu transformée suscitent un flux d’installation de résidents et d’investissements hôteliers ou de restauration avec les commerces et services associés.

 

SES SITES PATRIMONIAUX

 

Culturel, Cultuel et Indutriel

 

Naturel


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