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Rencontre du troisième type

Rencontre du troisième type 974
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30 septembre 2015

Aller à l'approche d'une baleine et son baleineau en palme-masque-tuba, c'est un peu comme rencontrer les Mondo-shawans dans « le 5ème Élément ». Ces géants extra-terrestres peuvent impressionner mais l'infinie sérénité qui émane d'eux annule toute peur en un clin d'oeil.

 

Cela doit bien faire une heure que l'on croise au large du Cap la Houssaye. La baleine se fait désirer. Manu le guide nous a pourtant juré avoir fait « une sortie terrible » le matin même. A croire qu'elle n'est pas de l'après-midi. Ou qu'elle estime que son petit doit d'abord prendre sa leçon d'apnée avant de retourner jouer avec les humains.

Peut-être sonnés par le soleil, il nous semble apercevoir les jets d'eau qu'elle expulse de son évent. A moins que ce ne soit la houle, forte ce jour-là, et qui rend la sortie compliquée. On commence à se faire une raison quand soudain – branle-bas de combat – la radio crachote un signalement : « elle est là, tout près ».

Une approche en douceur

On parvient assez rapidement à sa hauteur. Et on ralentit le moteur. Comme il nous l'a montré lors d'une mise à l'eau préalable, on se laisse glisser le long des boudins. Une fois à l'eau on reste groupé, main dans la main, évoluant comme un seul animal. La consigne : rester calme, ne pas palmer à la surface, et observer. C'est ce que nous faisons, alors que le temps suspend son vol.

Manu, 300 sorties baleines et dauphins, applique sa technique d'approche bien rodée. Détaché du reste du groupe, il va « donner ses intentions » au géant cétacé. Une approche doublée d'une furieuse recherche scientifique. Il a sa petite idée sur la rareté des spécimens observés cette année. Une histoire de nourriture décongelée trop tôt ou trop tard, et un courant au nom d'enfant, El Niño.

Pour les baleines la saison touche à sa fin. Mais il vous reste 400 dauphins « résidents à l'année » à rencontrer. De quoi se dégager un peu de temps pour jouer avec nos proches cousins marins…

 

Texte : Laurent Perrin – ZED