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LE PAPANGUE DE LA RÉUNION

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LE PAPANGUE DE LA RÉUNION 974
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27 avril 2022

En montagne ou sur le littoral, là où la végétation s'impose aux installations humaines, il plane paisiblement et cercle les vents ascendants. Le Busard de Maillard ou Circus Maillardi, s'élève ainsi sans effort, profitant des courants d'air chauds pour mieux apprécier son vaste territoire.

 

Séparé de son ancêtre Circus Macrosceles, le Busard de Madagascar, depuis 760 000 ans, notre rapace endémique vivait également sur l'île Maurice d'où il a aujourd'hui complètement disparu.

 

Il trouva à son arrivée sur notre un environnement bien différend de sa terre d'origine. Il dû s'adapter à des milieux beaucoup plus refermés (forêts denses, canyons étroits,...) que les vastes plaines malgaches. Son régime alimentaire s'en trouva également modifié de part la présence d'une faune spécifique aux îles isolées des Mascareignes.

 

 

Cette adaptation au fil des millénaires favorisa les individus de plus petites tailles qui furent plus à même de chasser dans ces milieux plus refermés. De la même manière, l'évolution dota le Papangue de tarses (jambes) plus courts et de serres plus longues que son ancêtre, lui permettant d'attraper de grosses proies,... peut être le Dodo ou le Solitaire de Bourbon ?

 

 

L'arrivée de l'Homme sur notre île provoqua l'extinction de ces gros oiseaux, mais aussi le déclin du Papangue, qui faute de Dodo, se mit à chasser les volailles des élevages.

« Papangue voleur poule ! »

 

Ainsi à la fin des années 80, on ne recensait plus qu'une centaine de couples.

 

Espèce protégée depuis 1989, et classée depuis 2004 en danger critique d'extinction, le Busard de Maillard est de moins en moins rare et sa population est remontée en 2010 à environs 150 couples.

 

Il est observable un peu partout sur La Réunion, et particulièrement à l’Étang Saint-Paul qui abrite 3 à 4 couples toute l'année.