MENU
Météo des plages
Zarlor
Contacter un expert
Réservation en ligne
Choix du langage

EXPOSITION - L'ÉTRANGE HISTOIRE DE FURCY MADELEINE

EXPOSITION - L'ÉTRANGE HISTOIRE DE FURCY MADELEINE
Du 10 DÉCEMBRE 2019
au 29 NOVEMBRE 2020
MUSÉE DE VILLÈLE
Domaine Panon Desbassayns Villèle - Saint-Gilles-les-Hauts
97435 Saint-Gilles-Les-Hauts
tel. 0262 55 64 10


Venez découvrir l'exposition sur le célèbre Furcy Madeleine (1786 - 1856) au Musée de Villèle de Saint-Gilles-les-Hauts.

 

LE PROPOS DE L'EXPOSITION

 

Exposition inaugurée le 20 décembre 2019 dans le cadre de l’année commémorative des 170 ans de l’abolition de l’esclavage. Elle est consacrée à « l’affaire Furcy » et est présentée au premier étage du musée historique de Villèle, qui sera inaugurée pour le 20 décembre 2019 et sera présentée pendant une année. Cette exposition figure l’un des premiers actes du chantier d’évolution du musée historique de Villèle en musée de l’habitation et de l’esclavage.

 

Conçue à partir des travaux de recherche de Gilles Gérard, anthropologue et historien et de Jérémy Boutier, historien du droit colonial, cette exposition a aussi bénéficié d’une expertise internationale en la personne de Sue Peabody, historienne et universitaire américaine. Sue Peabody est spécialiste de l'esclavage dans l'Empire colonial français, notamment à l'île Bourbon. Elle a notamment publié en 2017 Madeleine’s Children: Family, Freedom, Secrets, and Lies in France’s Indian Ocean Colonies (Oxford University Press).

 

LE CONTENU DE L'EXPOSITION

 

En 1817, l’esclave Furcy, âgé de 30 ans, décide de partir de chez son maître Joseph Lory. Il se prétend libre et engage un long combat afin que la justice reconnaisse sa condition d’homme né libre d’une mère indienne.

Au cours de son procès s’opposent ses défenseurs, le procureur général Louis Gilbert Boucher et le substitut du procureur du roi, Jacques Sully-Brunet, au commissaire ordonnateur général de la colonie, Philippe Richemont Desbassayns, troisième fils d’Henri-Paulin et Ombline Desbassayns.

 

Furcy perd son procès à la cour royale de Bourbon en décembre 1817 puis en appel. Après plusieurs années durant lesquelles il est exilé à l’île Maurice par son maître, il obtient un pourvoi en cassation par la cour royale de Paris qui déclare en 1843 qu’il est un homme libre de naissance. Il obtient réparation après 27 ans de procédure.

 

L’histoire de Furcy n’est pas limitée à La Réunion. Ses aventures se déroulent entre Chandernagor, Port-Louis, Saint-Denis et Paris. La structure de l’exposition restituera tous les lieux de l’action.

 

 

INTENTIONS DE L'EXPOSITION

 

A La Réunion, Furcy est devenu un symbole de la lutte pour la liberté. Le musicien Kaf Malbar lui a dédié une chanson, « L’or de Furcy ». Le collectif Libèr nout Furcy s’est créé afin de faire vivre sa mémoire et a milité quelque temps pour la création d’un monument à La Réunion. Furcy a inspiré un roman (Mohammed Aïssaoui, L’affaire de l’esclave Furcy, couronné par le Prix Renaudot 2010), trois pièces de théâtre, un projet de film d’animation, une sculpture…

 

La recherche historique sur Furcy a progressé notamment grâce aux travaux des historiens Sue Peabody, Gilles Gérard et Jérémy Boutier, et l’achat en salle des ventes par le Conseil départemental en 2005, du « fonds Furcy », qui correspond en fait aux papiers de Louis Gilbert Boucher, procureur général de la cour royale de Bourbon, principal soutien de Furcy.

L’affaire Furcy est en cas d’école dans le domaine judiciaire et est étudiée dans les cursus universitaires de droit.

L’exposition a également pour ambition de rétablir des faits historiques et de briser quelques a priori : Furcy n’est pas africain, Furcy ne souhaite pas remettre en cause le système esclavagiste, Furcy possèdera lui-aussi des esclaves et finira ses jours dans une relative opulence.

L’exposition a pour objet de présenter la « véritable histoire » de Furcy, replacée dans le contexte des sociétés coloniales de Bourbon et de Maurice, sans oublier de présenter la vision de Furcy, souvent historiquement déformée, qui s’est formée dans la mémoire collective.

Elle s’adresse aussi bien au public local qu’aux touristes qui visitent le domaine Panon Desbassayns, aux scolaires autant qu’au grand public curieux d’histoire.

 

DES RÉSONNANCES CONTEMPORAINES

 

Comme le marronnage, l’histoire de Furcy résonne comme un mythe, une ode à la liberté. De nombreux artistes s’en sont emparés ces dernières années.

Des documentaires vidéos ponctuent le parcours de l’exposition : interviews de 4 minutes avec des extraits des œuvres, chaque fois d'une durée de 4 min.

  • - Batiskaf (Sophie Bazin et Johary Ravaloson) : Liberté Plastik
  • - Francky Lauret et Erick Isana : pièce de théâtre Fer6.
  • - Kaf'malbar : chanson L’or de Furcy                                                                                                   
  • - Hassane Kouyaté. : Pièce de théâtre L’affaire de l’esclave Furcy
  • - Mohammed. Aïssaoui : livre prix Renaudot 2010 L’affaire de l’esclave Furcy
  • - Marco Ah-Kiem : sculpture au Barachois
  • - Laurent Médéa : auteur d’une vidéo

 

RENDRE RÉELS LES PERSONNAGES

 

L’exposition présente une grande diversité de documents historiques, de documents d’archives, de documents iconographiques permettant de contextualiser les différents procès et fera appel à un illustrateur pour mettre en scène les différents protagonistes de cette « étrange histoire ». Des illustrations traitées comme des croquis d’audience présentent les principaux personnages de l’affaire : l’esclave Furcy dont aucune représentation n’est connue à ce jour, sa sœur Constance libre de couleur, sa mère Madeleine née à Chandernagor, Philippe Desbassayns de Richemont fils d’ Ombline Desbassyns propriétaire de l’habitation de Saint-Gilles-les-Hauts actuel musée historique de Villèle, le procureur Boucher, Joseph Lory maître de Furcy…Ces personnages servent de fil rouge à l’exposition.

EXPOSITION VISIBLE JUSQU'AU 29 NOVEMBRE 2020

ENTRÉE LIBRE

 

+ D'INFORMATIONS SUR LE MUSÉE DE VILLÈLE