MAMA MIA ! MACARONI BAR NOUS VOILÀ !

Le 10/05/2017 | Les Restaurants - Bars

Si Pantagruel devait établir son repaire à La Réunion, c’est assurément dans ces hauteurs saint-gilloises qu’il se nicherait. Entre une offre pléthorique et de larges portions, le Macaroni Bar envoie la notion de faim dans les limbes de l’oubli.

 

Si le Macaroni Bar Restaurant apparaît subrepticement dans le coin de l’œil comme une partie du paysage autour du musée de Villèle et de la Chapelle Pointue, l’adresse renferme un cabinet de curiosités culinaires et décoratives de haut vol.  En effet, dans cette grande ménagerie qu’un nom trompeur orientait vers l’Italie, on y découvre les éléments les plus hétéroclites et internationaux. Çà et là, des bouddhas de tailles diverses accompagnent d’autres sculptures dont celle d’un cochon rieur qui vous souhaite le bon appétit et une autre créature de pierre et de verre qu’aucun nom ne semble pouvoir qualifier. 

 

Une antique plaque « Ya bon Banania » cohabite avec d’autres reliques anachroniques et des lumières fugaces animent une végétation luxuriante. Pour tout dire, la surcharge du décor laisse continuellement une attraction à se mettre sous la dent, et les plats répondent à la même logique. Dans une farandole gastronomique apparemment infinie, la carte intimidante à laquelle s’ajoute une gigantesque ardoise à peine moins fournie convient à tous les appétits. Bien sûr, la spécialité du Macaroni Bar réside dans les lasagnes et les pâtes faites maison mais, de la mer au ciel en passant par les jardins, on pioche dans tous les environnements ce qui deviendra l’objet de notre régal. 

 

Cette pléthore de choix n’entame en rien la qualité des repas qui, eux aussi, rassasient sans mal les gourmets les plus voraces. Souvent, le mangeur est obligé de laisser les gourmandises lui passer sous le nez et de lâcher ses couverts en regardant, vaincu, un tiramisu et ses colonnes de chantilly tandis qu’on lui prépare un doggy bag du dîner qui lui a tenu tête. 

 

En sept années d’existence, le bruit a suffisamment couru pour que ce haut lieu de la bonne franquette affiche complet la plupart du temps mais réserver au Macaroni Bar, c’est s’assurer d’atteindre la satiété dans une irréprochable convivialité.

 

 

Texte et photos : Zed - Mickael Dalleau