LA VILLA BLANCHE : ÉCRIN HAUT DE GAMME À L'ERMITAGE

Le 12/04/2017 | Les Restaurants - Bars

Au bout d’une parade de restaurants qui l’a conduit dans les destinations des plus exotiques au plus classiques, Sébastien Alépée s’est installé à l’Ermitage pour se consacrer tout entier à La Villa Blanche, un écrin haut de gamme où il est agréable de déguster des mets raffinés qu’on ne trouve qu’en ces lieux. 

 

Plutôt que de souscrire à la déclinaison des poncifs de la restauration péi à base de tartares, de thon et de daurade, Sébastien Alépée, qui s’est formé auprès des géants contemporains tels que Gordon Ramsay et Ducasse, s’engouffre dans un angle mort pour proposer un éventail de saveurs unique dans l’Ouest de l’île marqué par l’exigence. Celle, intransigeante, de la fraîcheur des produits tout droit venus de Rungis que le restaurateur examine avec soin à chaque arrivage mais aussi celle de la tenue d’un lieu distingué

 

Car conserver l’immaculé de La Villa Blanche requiert la plus grande attention, ses meubles Louis XV et sa pelouse de qualité passent par le karcher deux fois par semaine afin que rien ne puisse faire ombrage à l’expérience chic. Pour qu’elle soit complète, on a mis les petits plats dans les grands : espace apéritif autour de la piscine d’agrément, cave à vins avec bouteilles allant de 30 à 500€, sélection de cigares et de liqueurs pour le digestif, un art qui tend à glisser dans les limbes de l’oubli selon le restaurateur. 

 

La Villa Blanche, c’est aussi une équipe intégralement féminine, toutes les employées jusqu’à la cheffe déploient leurs talents pour un service attentionné et un menu qui se renouvelle tous les deux/trois jours pour emporter les gourmets vers d’inédites contrées savoureuses. « On essaye de faire tout ce que les autres ne proposent pas, voilà comment a été pensée la carte. » En amateur de bonne chère, Sébastien Alépée confie avoir épluché la majorité des menus de la zone pour répondre à ce dont elles manquent. Exit le thon, ici on travaille sur le bar, la Saint-Jacques, le loup, le saint-pierre…

 

« Pour proposer quelque chose de différent aux gens, il faut être différent. » 

Et sa différence, il a eu le temps de l’aiguiser en 22 ans de balade autour du monde, dans des restaurants installés à Barcelone, au Honduras, au Mexique, à Bélize, à Montréal, à Paris… Piqué par la bougeotte, on aurait pu imaginer que La Réunion ne soit qu’une étape de plus mais il affirme au contraire une volonté à demeurer sur l’île intense. « La Villa Blanche est un beau bébé. Je ne l’ai pas acheté pour faire monter les chiffres et le revendre pour faire un coup. Il est trop joli et trop bien pour le vendre, celui-là on va le garder. »
 

 

Le raffinement vous donne rendez-vous !

 

 

Texte et photos : Zed - Mickael Dalleau